Systèmes - Ubuntu Server 26.04
Contient les procédures liées aux systèmes Ubuntu Server 26.04.
- Ubuntu Server - Activer l'IP forwarding (iptables)
- Ubuntu Server - Ajouter un disque/volume (cfdisk)
- Ubuntu server - authentification SSH par clés
- Ubuntu Server - Gérer les volumes avec LVM
- Ubuntu Server - Installation
- Ubuntu Server - Intégrer le serveur dans le domaine AD
- Ubuntu Server - Paramétrer le RAID Logiciel
- Ubuntu Server - Paramétrer SSH
- Ubuntu Server - Paramétrer UFW
Ubuntu Server - Activer l'IP forwarding (iptables)
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Difficulté : Intermédiaire Notions : Réseau, routage, linux, Gateway. |
I. Introduction
Cette procédure à pour but de montrer comment activer l'ip forwarding sur ubuntu pour s'en servir de passerelle entre deux réseaux.
Prérequis : au moins 2 interfaces réseaux. Physiques ou virtuelles.
II. Activer l'IP Forwarding
2.1 Vérifier le status
Pour vérifier le status actuel de l'ip forwarding, entrer la commande :
sysctl net.ipv4.ip_forward
Une valeur à 0 signifie qu'il n'est pas actif. 1 signifie qu'il est actif.
2.2 Activer l'ip Forwarding temporairement
Pour activer l'ip Forwarding temporairement :
sudo sysctl net.ipv4.ip_forward=1
Attention : cette modification sera désactivée au prochain redémarrage.
2.3 Activer l'ip Forwarding De manière permanente :
Editer le fichier '/etc/sysctl.conf' et dé-commenter la ligne suivante :
Enregistrer le fichier et redémarrer.
III. Ajouter la règle de passage
Le module étant maintenant activé, pour permettre au réseau interne de sortir, il faut ajouter une règle IPtables.
Pour cela exécuter la commande suivante :
iptables -t nat -A POSTROUTING -s <source> -o <interface de sortie> -j MASQUERADE
-t est la table de règle où la règle sera ajoutée. Ici NAT.
-A Spécifie l'Ajout de règle dans la chaîne POSTROUTING.
-s est la source à natter. Peux être une interface, une IP, un réseau CIDR.
-o est la destination du NAT.
-j MASQUERADE spécifie que les paquets sortants seront réécrits avec l'IP de la carte réseau de sortie. Les réponses seront retraduites vers l'ip source.
Exemple : iptables -t nat -A POSTROUTING -s 192.168.1.0/24 -o ens33 -j MASQUERADE
Avertissement : Les règles IPtables ne sont pas persistentes non plus par défaut. Il faudra donc utiliser soit le package iptables-persistent soit ufw présent par défaut sur le système depuis ubuntu 20.04.
Ubuntu Server - Ajouter un disque/volume (cfdisk)
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Difficulté : Intermédiaire Notions : Ubuntu, CLI, partitions, formatage, points de montage. |
I. Introduction
Cette procédure à pour but d’expliquer la détection, le partitionnement, le formatage et le montage d’un nouveau disque sur Ubuntu Server.
Afin de sécuriser l’installation et optimiser les performances, il peut être nécessaire et dans tous les cas conseillé, d’installer les applicatif sur des emplacements indépendants du système.
Et pour ce faire, l’idéal est d’utiliser un disque à part.
Cela permettra le transfert de ce disque vers un nouveau serveur en cas de migration à l’avenir ou son partage entre serveurs.
II. Détecter les disques
Détecter les disques avec la commande suivante :
lsblk
Ici, le disque recherché est le ‘sdb’. Le seul de type ‘disk’ ne contenant pas de partitions.
III. Créer la table de partitions
Il faut donc créer la partition et la table de partition avec l’outil cfdisk.
cfdisk /dev/sdb
Sélectionner le type de partition ‘gpt’ et faire Entrer.
Sélectionner ‘New’ puis faire Entrer.
Sélectionner toute la taille disponible et faire Entrer.
Valider l'écriture de la table de partition avec ‘Write’.
Confirmer en tapant ‘yes’ et valider.
Noter le nom de la nouvelle partition (ici : /dev/sdb1).
Puis quitter avec ‘Quit’.
IV. Formater le disque
Il faut maintenant formater la partition pour pouvoir l’utiliser.
mkfs.ext4 /dev/<Partition>
V. Monter le disque
5.1 Montage 'one time'
Afin de tester que le disque est prêt à être utilisé. Il est possible de le monter manuellement avec la commande :
mount <volume> </point/de/montage>
Vérifier notamment la présences de ‘Lost+Found’.
Pour démonter ensuite le volume : umount <volume>
5.2 Montage persistant
Pour que le volume soit monté au démarrage, il faut l’ajouter dans le fichier ‘fstab’.
Éditer le fichier :
vi /etc/fstab
Ajouter a la fin la ligne suivante en séparant chaque bloc avec des tabulations :
<volume> <point de montage> ext4 defaults,auto,_netdev 0 0
Sauvegarder et quitter. Puis redémarrer la machine.
reboot
Ubuntu server - authentification SSH par clés
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Difficulté : Intermédiaire Notions : SSH, chiffrement, PKI, clé |
I. Introduction
Cette procédure vise à expliquer la mise en place de l'authentification par clé en complément, ou remplacement, de l'authentification par mot de passe.
Celle-ci renforce la sécurité pour l'administration du parc car elle ne nécessite plus d'échange de mot de passe pour l'authentification.
II. Création du couple de clé
Côté poste d'administration, se connecter avec l'utilisateur qui devra prendre la main sur les machines distante.
Utiliser la commande suivante pour générer un lot de clé :
ssh-keygen
Après le lancement, une série de question seront posées :
- Emplacement des fichiers de clé privée et clé publique.
- Passphrase de la clé.
- (si saisi ) Répétition de la passphrase.
Les clés sont alors générées.
II. Installation sur le serveur
Il va ensuite falloir copier la clé publique (celle finissant pas .pub) sur les machines où il sera nécessaire de se connecter.
2.1 Vérifications préalables
Sur les machines de destinations, il faut s'assurer que le dossier '.ssh' existe dans le répertoire 'home' de l'utilisateur.
Si ce n'est pas le cas, le créer.
Info : Il est important que les droits soient bien définis sur le répertoire .ssh et la clé copiée. Sinon la connexion SSH échouera car le serveur jugera que la clé est mal protégée et a pu être altérée.
cd ~
mkdir .ssh && chmod 700 .ssh
Puis créer le fichier 'authorized_keys' qui contiendra les clé autorisées pour cet utilisateur.
touch .ssh/authorized_keys && chmod 600 .ssh/authorized_keys
Il sera également nécessaire de dé-commenter la ligne du fichier '/etc/ssh/sshd_config' afin d'autoriser le login par clé :
Puis relancer le service avec :
service ssh restart
2.2 Copier la clé
La méthode varie selon le client.
Depuis un linux
Utiliser la commande suivante pour pousser la clé sur le client :
ssh-copy-id <utilisateur>@<ip ou hostname>
Si c'est la première connexion, il est demandé si le serveur de destination doit être ajouté aux serveurs connus de confiance.
Répondre 'yes'.
Puis, lorsque demandé, saisir le mot de passe du compte pour se connecter au serveur.
La clé à été normalement ajouté au store du serveur et est visible dans le fichier '~/.ssh/authorized_keys'.
Depuis un windows
Sur windows, la commande 'ssh-copy-id' n'existe pas. Il faudra donc copier cette clé manuellement sur le serveur.
Pour cela, ouvrir un cmd, puis afficher le contenu du fichier de la clé publique.
Copier le contenu de cette clé dans le presse papier. Puis utiliser la commande suivante pour exécuter une commande distante sur le serveur linux :
ssh -t <user>@<ip ou hostname> "(echo '<lacléssh>' >> ~/.ssh/authorized_keys)"
Dans les deux cas, il est possible de vérifier l'ajout des clés avec :
cat ~/.ssh/authorized_keys
III. Connexion et sécurisation
3.1 Connexion
Se connecter au serveur avec la commande habituelle.
ssh <user>@<ip ou hostname>
Aucun mot de passe n'a été demandé (sauf si une passphrase a été créée pour la clé, auquel cas c'est elle qui sera demandée).
3.2 Sécurisation
Pour aller plus loin, il est possible de désactiver purement et simplement la connexion par login/mot de passe.
Pour cela, modifier le fichier '/etc/ssh/sshd_config'. Et dé-commenter puis changer l'option correspondante comme suit :
Puis relancer le service avec :
service ssh restart
Ainsi, seul le login par clé sera autorisé sur le serveur.
Ubuntu Server - Gérer les volumes avec LVM
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Difficulté : Intermédiaire Notions : Ubuntu, CLI, partitions, formatage, points de montage. |
I. Introduction
Cette procédure à pour but d’expliquer la détection, le partitionnement, le formatage et le montage d’un nouveau disque sur Ubuntu Server en utilisant LVM.
LVM (Logical Volume Manager, ou gestionnaire de volumes logiques en français) permet la création et la gestion de volumes logiques sous Linux. L'utilisation de volumes logiques remplace en quelque sorte le partitionnement des disques. C'est un système beaucoup plus souple, qui permet par exemple de diminuer la taille d'un système de fichier pour pouvoir en agrandir un autre, sans se préoccuper de leur emplacement sur le disque.
Il permet notamment de redimensionner les partitions de disques sans reformatage. Il permet également de rajouter des disques à la volée.
Avantages de LVM
-
Il n'y a pas de limitations « étranges » comme avec les partitions (primaire, étendue, etc.).
-
On ne se préoccupe plus de l'emplacement exact des données.
-
On peut conserver quelques giga-octets de libres pour pouvoir les ajouter n'importe où et n'importe quand.
-
Les opérations de redimensionnement deviennent quasiment sans risques, contrairement au redimensionnement des partitions.
-
On peut créer des snapshots de volume sans perturber le fonctionnement de la machine et sans interruption de services.
Inconvénients de LVM
-
Si un des volumes physiques devient HS, alors c'est l'ensemble des volumes logiques qui utilisent ce volume physique qui sont perdus. Pour éviter ce désastre, il faudra utiliser LVM sur des disques raid par exemple.
Pré-requis
- Un disque ou une partition libre.
-
Ne pas avoir peur de la ligne de commande.
Il est possible d'utiliser LVM sur des volumes raid logiciels : Ubuntu Server - Paramétrer le RAID Logiciel
II. Détecter les partitions
Pour avoir un status actuel de l'utilisation des disques et partitions :
df -H
Il faut donc ajouter de l'espace disque.
Le disque a ici été agrandi de 10Gb.
Un nouveau disque de 20Gb a été ajouté.
Détecter les disques et partitions avec la commande suivante :
lsblk
III. Initialiser le Nouveau Volume
3.1 Initialiser le volume physique
Initialiser le volume physique avec lvm :
pvcreate /dev/sdb
Il est maintenant possible de voir les deux volumes physiques.
pvdisplay
3.2 Initialiser le volume group
Initialiser le volume group avec la commande :
vgcreate <nomDuVG> /dev/sdb
3.3 Initialiser le volume virtuel
Créer le volume et lui attribuer l'espace :
lvcreate -n <nom> -L <tailleAvecUnité> <volumeGroupName>
3.4 Formater le volume
Utiliser la commande suivante :
mkfs -t <typeFileSystem> <chemin/vers/volumelogique>
3.5 Monter la partition
3.5.1 Montage 'one time'
Utiliser la commande suivante :
mount <volume> </point/de/montage>
Pour démonter ensuite le volume : umount <volume>
3.5.2 Montage persistant
Pour que le volume soit monté au démarrage, il faut l’ajouter dans le fichier ‘fstab’.
Éditer le fichier :
vi /etc/fstab
Ajouter a la fin la ligne suivante en séparant chaque bloc avec des tabulations :
<volume> <point de montage> ext4 defaults,auto,_netdev 0 0
Sauvegarder et quitter. Puis redémarrer la machine. Le disque sera monté au redémarrage.
IV. Étendre un volume
Pour étendre un volume en rajoutant de l'espace physique, ajouter un ou des disque(s) et répéter l'opération d'initialisation du volume physique autant de fois que nécessaire.
4.1 Étendre un volume group
Suite à un ajout de disque
Une fois les nouveaux disques ajoutés et initialisés, pour les ajouter au volume group :
vgextend <nomDuVolumeGroup> </chemin/vers/volumephysique>
Suite à l'extension d'un disque existant
Si le système ne voit pas la nouvelle capacité de disque sur un lsblk, utiliser la commande suivante pour rescanner les disques :
echo '1' > /sys/class/scsi_disk/<iscsidiskID>/device/rescan
Puis faire :
pvresize /dev/<disque à resizer>
4.2 Étendre un volume virtuel
Vérifier l'espace libre sur les volumegroups, regarder le volumegroup du volume logique à augmenter:
vgs
Puis étendre le volume :
- Soit en ajoutant une certaine quantité d'espace :
lvresize --resizefs --size +<TailleUnite> </chemin/du/volume>
- Soit en utilisant tout le volume disponible
lvextend -l +100%FREE </chemin/du/volume>
4.3 Étendre le filesystem
Une fois le volume logique étendu, il faut adapter le filesystem pour lui dire de prendre toute la place disponible sur le LV.
resize2fs /dev/<NomDeVG>/<NomDeLV>
Ubuntu Server - Installation
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Difficulté : Novice Notions : Installation système, linux, ubuntu server, CLI. |
I. Introduction
Cette procédure a été testée sur Ubuntu server 22.04+ et présente également quelques améliorations de sécurité.
Télécharger ubuntu server : Download Ubuntu Server
Prérequis matériels : Voir ci-dessous
- 2Vcpu
- 2Go de RAM
- 20Go de disque
- 1 interface réseau
II. Installation
Démarrer sur le media d'installation, sélectionner "Try or install Ubuntu Server".
Attendre la fin de l'initialisation.
Choisir la langue du système et valider.
Si le serveur est connecté à internet, choisir "Mise à jour vers le nouveau programme d'installation".
Attendre la fin du téléchargement.
Sélectionner le layout de clavier. ici, "French".
Garder l'installation par défaut.
Entrer les données de la carte réseau puis valider.
Si il est nécessaire de créer un lien, il est possible de le faire ici.
Pour plus d'informations, voir : Réseau - L'agrégation de liens (LAGG)
Si pas de nécessité d'utiliser un serveur proxy, laisser tel quel et valider.
Si pas de miroir en local, laisser le miroir par défaut.
Pour plus de facilité, laisser le partitionnement par défaut.
L'installeur présente les partitions. Valider.
Confirmer les changements.
Entrer un nom de compte, de serveur, d'utilisateur ainsi que le mot de passe.
Pour un compte administrateur, éviter les noms : administrateur, administrator, admin.
Plus d'informations
Préférer plutôt des noms communs ou "codés".
Par exemple : <trigramme site/organisation> suivi de 4d- ( ici : sc4d- ).
4 étant un A en leet speak, d, et - en anglais se disant 'minus', abrégé en 'min', cela donne 'admin' mais sans l'écrire.
Le but de la manœuvre étant de minimiser le risque de réussite d'une attaque brute force en éliminant d'office les noms d'utilisateurs préférentiellement ciblés.
Cocher l'installation du serveur SSH et si il n'y a aucune identité déjà disponible dans l'entreprise, valider.
Ne pas installer de services supplémentaires.
Attendre la fin de l'installation.
A la fin de l'installation, le 'cancel update' se change en 'Reboot now'.
Il faut donc redémarrer. L'installation est terminée.
III. Tâches Post installation
3.1 Changer le layout clavier
Parfois, le layout reste en anglais (qwerty). Pour le modifier, utiliser la commande :
sudo dpkg-reconfigure keyboard-configuration
Cela lance l'assistant.
Redémarrer.
3.2 Mettre à jour le système
Mettre à jour la liste de dépôts.
sudo apt update
Mettre à jour les paquets installés.
sudo apt upgrade -y
3.3 Reconfigurer le réseau
Si il est nécessaire de reconfigurer le réseau, il faut éditer le fichier de configuration de netplan.
"/etc/netplan/00-installer.config.yaml"
Information : les fichiers de configurations sont en YAML. Attention à l'indentation.
Pour une configuration en DHCP.
/etc/netplan/00-installer-config.yaml - DHCP
network:
version: 2
ethernets:
<nom interface>:
dhcp4: true
Pour une configuration en IP fixe simple.
/etc/netplan/00-installer-config.yaml - ip fixe
network:
version: 2
ethernets:
<nom interface>:
dhcp4: false
addresses: [<cidr ip>]
nameservers:
addresses: [<ipdns1>,<ipdns2>]
routes:
- to: default
via: <ip passerelle>
Pour une configuration sur une carte wifi.
/etc/netplan/00-installer-config.yaml - wifi
6
network:
version: 2
wifis:
<nom interface>:
dhcp4: false
addresses: [<CIDR IP>]
nameservers:
addresses: [<ip dns1>,<ip dns2>]
access-points:
"<wifi ssid>":
passwork: "***********"
routes:
- to: default
via: <ip passerelle>
Pour un exemple de configuration complexe : Configuration - Exemple configuration Netplan
Sécuriser le service SSH : Ubuntu - Paramétrer SSH
IV Réglages Optionnels
Ajouter un disque
Pour ajouter un disque simple, voir : Ubuntu Server - Ajouter un disque/volume
Pour monter un volume RAID, voir avant : Ubuntu Server - Paramétrer le RAID Logiciel
(routage) Activer l'ip forwarding
Ubuntu Server - Intégrer le serveur dans le domaine AD
Titre de la page : <Techno> - <Titre de la procédure / du cours> (à supprimer une fois le titre placé)
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Difficulté : Intermédiaire Notions : PAM, authentification, linux, LDAP, domaine. |
I. Introduction
Cette procédure à pour but de présenter l'intégration des serveurs ubuntu dans le domaine Active Directory afin de permettre l'authentification et l'utilisation du serveur et des services avec des comptes du domaine.
Cela renforcera la sécurité et permettra une gestion des privilèges par groupes AD.
II. Préparation
Installer les paquets nécessaire avec la commande :
sudo apt install -y realmd samba
Puis renommer le serveur en utilisant la commande :
Attention : il est important de bien mettre le FQDN du serveur tel qu'il sera adressé.
sudo hostnamectl hostname <fqdn.du.serveur>
Utiliser la commande suivante pour voir si le domaine est correctement découvert.
sudo realm discover <domain.ext>
III. Intégration
Pour joindre le serveur au domaine, Entrer la commande suivante :
sudo realm join -v --user='<domain\utilisateur>' --membership-software=samba --client-software=winbind <domaine.ext>
Le serveur est maintenant enregistré dans Active Directory.
Attention : dans le Serveur DNS, si les sources anonymes ne sont pas autorisées à faire les enregistrement DNS, il faudra les ajouter à la main.
IV. Ajout des groupes & droits
4.1 Déclarer la méthode d'authentification
Dans le fichier '/etc/nsswitch.conf ', Modifier les deux lignes suivantes en ajoutant 'winbind' comme source d'authentification.
Il est maintenant possible d'utiliser les identifiants active directory pour se connecter à la machine.
Pour vérifier si un identifiant est correctement reconnu, utiliser :
getent passwd <domaine>\\<utilisateur>
Cela fonctionne aussi avec les groupes.
4.1 autoriser le groupe admin dans les sudoers
Éditer le fichier des sudoers avec la commande :
visudo
Trouver les lignes suivantes et ajouter le groupe administrateur dans le fichier comme ci-dessous :
Enregistrer le fichier avec ctrl+o, valider et quitter.
Vérifier le fonctionnement :
Ubuntu Server - Paramétrer le RAID Logiciel
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Difficulté : Avancé Notions : Paramétrage serveur, ubuntu server, GUI, RAID, stockage. |
I. Introduction
Cette procédure a pour but de créer un volume RAID sur un système Ubuntu dépourvu de carte RAID matérielle.
Plus d'informations sur le RAID : Hardware - Le RAID
Prérequis : Un nombre de disque suffisant pour le type de grappe RAID à créer.
II. Sélectionner les disques
Lister les disques disponibles.
ls /dev/sd*
vérifier les propriété des disques.
fdisk -l
III. Création du volume RAID
Best practice - Optimiser son disque
La taille d’allocation des blocs doit être adaptée au besoin. Elle dépend du type de données sur la partition.
Par exemple les logs étant pleins de petits fichiers, il faut prendre une petite taille de bloc.
A l’inverse, des fichiers vidéos ou de bases de données sont de gros fichiers. Il faut donc choisir une grande taille de bloc.
Exemples :
-
partition système ou filer : défaut
-
partition swap : 4k
-
partition de logs : 8K
-
partition vidéo ou DB : 64K
3.1 Créer le volume
La commande à utiliser est la suivante et se décompose comme suit :
mdadm --create <new volume id> --level=<niveau de raid> --raid-devices=<nombre de disques dans le volume> <disk1> <disk2> ...
Scénario 1 - RAID 0
Pour créer le volume RAID 0, entrer la commande suivante :
mdadm --create /dev/md0 --level=0 --raid-device=3 /dev/sdb /dev/sdc /dev/sdd
Le volume est créé.
fdisk -l /dev/md0
Scénario 1 - RAID 1
Pour créer le volume RAID 1, entrer la commande suivante :
mdadm --create /dev/md0 --level=1 --raid-device=2 /dev/sdb /dev/sdc
Le volume est créé.
fdisk -l /dev/md0
Scénario 1 - RAID 5
Pour créer le volume RAID 5, entrer la commande suivante :
mdadm --create /dev/md0 --level=5 --raid-device=3 /dev/sdb /dev/sdc /dev/sdd
Le volume est créé.
fdisk -l /dev/md0
La même commande pourra être utilisée avec d'autres opérandes pour resizer/détruire le raid ou ajouter des devices.
3.2 Terminer la création
Le volume pourra être vu par le système comme une nouvelle device dans /dev.
Pour créer / Partitionner le volume : Ubuntu Server - Ajouter un disque/volume
IV Détruire un volume RAID
Pour détruire un volume RAID précédemment créé :
Lister les processus RAID Actifs.
cat /proc/mdstat
Arrêter le processus correspondant au disque.
mdadm --stop /dev/md0
Supprimer le périphérique RAID.
mdadm --remove /dev/md0
si l'erreur suivante apparaît :
exécuter la commande suivante pour supprimer les superblocks.
mdadm --zero-superblock /dev/<disk1> /dev/<disk2> ... ...
Ubuntu Server - Paramétrer SSH
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Difficulté : Intermédiaire Notions : SSH, ubuntu server, linux, sécurité. |
I. Introduction
Il est intéressant d'un point de vue sécurité de procéder à quelques modifications de la configuration par défaut de SSH.
II. Paramétrage
2.1 Renforcer la sécurité
Cette étape est optionnelle mais vivement conseillée pour optimiser la sécurité du système.
Stopper le service SSH.
sudo service ssh stop
Éditer le fichier de configuration "/etc/ssh/sshd_config".
Il est intéressant de dé-commenter/modifier les directives suivantes :
Attention : Sur ubuntu server, à partir de la version 23.04, le port d'écoute SSH n'est plus modifié dans le fichier de configuration. Suivre la procédure ci-dessous pour changer le port d'écoute.
Ubuntu 23.04+ changer le port d'écoute SSH.
Depuis la version 23.04, le serveur SSH n'est plus lancé en tant que service à proprement parler mais en tant que socket.
Il faut donc désormais le modifier dans le fichier "/lib/systemd/system/ssh.socket" et modifier la directive ListenStream.
Puis recharger les sockets avec :
systemctl daemon-reload
systemctl restart ssh
Les Échecs de connexion sont consultables avec la commande ci-dessous.
grep "Failed password" /var/log/auth.log
Conseil : Pour des exemples de banner, voir BANNER - Exemple
2.2 Limiter l'accès à SSH
Il peut être inintéressant de limiter l'accès au SSH uniquement à certains utilisateurs.
Cela peut se faire à travers la mise en place d'un groupe comme suit :
groupadd sshusers
Puis ajouter le(s) utilisateur(s) au groupe
usermod -a -G sshusers <username>
Ajouter ensuite en fin de fichier "/etc/ssh/sshd_config" la directive suivante :
2.3 paramétrer le SFTP & chroot
Dans le cadre de l'utilisation du service pour faire du SFTP, il peut également être intéressant de brider les utilisateurs SFTP dans leur répertoire utilisateur afin que ceux-ci n'est pas accès aux dossiers du système.
Pour cela il faut créer un groupe d'utilisateurs du SFTP auxquels la stratégie va s'appliquer :
addgroup sftpusers
Puis créer un répertoire qui servira de racine. Par exemple :
mkdir /sftp
Puis éditer les directives du fichier "/etc/ssh/sshd_config" le bloc d'instructions qui activera le subsystem SFTP et permettra le chroot.
Commenter la ligne :
Et la remplacer par :
Subsystem sftp internal-sftp
Match Group sftpusers
ChrootDirectory /sftp/%u
ForceCommand internal-sftp
AllowTcpForwarding no
X11Forwarding no
Redémarrer SSH.
service ssh restart
Créer enfin les utilisateurs avec leur répertoire et les intégrer au groupe sftpusers, utiliser les commandes :
useradd -m -g sftpusers -s /usr/sbin/nologin -d /sftp/<nomUtilisateur>/<NomRepertoireHome> <NomUtilisateur>
passwd <NomUtilisateur>
Attention : si utilisé conjointement avec la directive 'AllowGroups', penser à ajouter le groupe sftpusers à cette ligne.
III. Redémarrer le service
Relancer le service.
sudo service ssh start
Pour vérifier le status du service :
sudo service ssh status
Ubuntu Server - Paramétrer UFW
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Difficulté : Novice Notions : Sécurité, pare-feu, Ubuntu server |
I. Introduction
Cette procédure vise à expliquer la mise en place et la configuration du pare-feu UFW (Uncomplicated FireWall) sur les serveurs Ubuntu.
Info : Les paquets sont normalement déjà pré-installés sur le serveur.
Voici la page d'aide de ufw :
II. Activation / Désactivation Firewall
Pour activer le firewall :
ufw enable
Désactiver le firewall :
ufw disable
II. Gérer les règles
2.1 Créer les règles
Les règles se construisent selon le modèle suivant :
| Commande | Action | (opt) source | (opt) destination | port | protocol |
| ufw | allow | ip unique | ip unique | numéro de port | tcp |
| deny | cidr réseau | cidr réseau | alias (ex : http) | udp | |
| reject | ... |
Créer une règle courte pour du trafic entrant (ex: pour http et https):
ufw allow 80/tcp
ufw allow 443/tcp
Pour ajouter des règles complexes (ex: limiter la connexion ssh) :
ufw allow from 172.16.11.1 to any port 22 proto tcp
Créer une règle par défaut :
ufw default deny incoming
ufw default allow outgoing
2.2 Afficher les règles
Pour afficher le status avancé et les règles existantes :
ufw status verbose
Pour afficher les règles avec les numéros de règles :
ufw status numbered
2.3 Supprimer les règles
Pour supprimer les règles, deux façon de faire :
- Supprimer la règle avec
ufw delete <réécrire la règle> - Supprimer par le numéro de règle
ufw delete <numéro de règle>
2.4 Appliquer les règles
Info : après avoir changé les set de règles (ajout / supression, modification), il faut les appliquer.
Appliquer les règles :
ufw reload
III. Bloquer les réponses ICMP (ping)
Pour que le pare feu bloque par défaut les requêtes ICMP (echo-request), editer le fichier '/etc/ufw/before.rules'.
Modifier les deux lignes autorisant le echo-request en changeant le 'ACCEPT' en 'DROP'.
Sauvegarder et quitter. Puis appliquer la configuration avec :
ufw reload